collectif négatif

Supplément télé

Note sur le classique d’Andrew Fleming datant de 1994 :
2 GARCONS, UNE FILLE, TROIS POSSIBILITES

Trois possibilités, hum… j’en vois un peu plus :
1. Le garçon 1 encule le garçon 2 pendant que la fille va aux champignons.
2. Le garçon 2 suce le garçon 1 pendant que la fille va aux champignons.
3. Le garçon 2 encule le garçon 1 pendant que la fille va aux champignons.
4. Le garçon 1 suce le garçon 2 pendant que la fille va aux champignons.

Sans trop me fouler pour trouver des positions, ça fait déja 4 possibilités. D’autant plus que ces possibles sont pratiquement infini….
Pour varier, et avoir une sexualité toujours renouvelée, la fille peut faire des mots croisés, la vaisselle, descendre les poubelles….

La prochaine critique sera le téléfilm « Honneur de la police » avec Corinne Partouzet.
A moins que ce ne soit l’élection de Miss Rance couplée à l’émission « Ca va se savoir » (que vous êtes des cons !).

La semaine prochaine, le Jeudi 24 Juin, le télespectateur aura droit soit au « Jour le plus long », soit à la coupe du monde. Rassurez vous la compétition continue même si ces connards de joueurs français ne sont pas qualifiés. C’est juste que si c’est le Mexique qui se bat contre l’Uruguay, les français préfèrent la guerre.

« Le jour le plus long » (pour libérer un peuple court de plafond ?).

(Ecrit le samedi 19 Juin 2010)

Paul emploie

Chômeur,

tu as la haine,

la haine…

l’ANPE !

Assez…

ASSEDICS !

Suze la moi

Un petit coup dans l’anis.

Jean-Paul Gaultier

C’que t’as dans la tête,
comment que t’es faite,
j’ m’en fous
j’ m’en fous
C’qui m’importe,
c’est les vêtements qu’ tu portes.

Echange en isme

Une fois,
un à mi
m’a dit
ce que je voudrais,
c’est ta femme,
la niquer.

Lui,
je me suis dis,
c’est vraiment un à mi.
Moi aussi
ce que veux,
c’est mettre ma femme
en Nike.

Avec mon à mi,
avant,
on était à mi,
mais depuis qu’on se l’est dit
(pas qu’on était à mi,
mais que ma femme, on voulait la mettre en Nike.)
on est encore plus à mi.

Ce qu’elle en pense,
ma femme…
c’est qu’on ferait mieux
entre à mi
de s’enfiler
et pas qu’à moi tié
une bonne paire de chaussures.

Enchanté

Entre ta bite
et ma pine
il y a Sabine.

Christiane F. (1981)

« I used to only want but now I need »
(« J’ai l’habitude de vouloir mais là, j’ai besoin »)
The Buzzcocks (1978)

Rares sont les films qui ont autant été mal compris à leurs sorties. De l’avis de la plupart des critiques français de l’époque, ce film comprend un aspect pute ou plutot putassier vu le parcours de l’héroïne (pas celle qui parcoure le corps du personnage principal mais le personnage principal lui-même).
Le titre original « Christiane F. – Wir Kinder vom Bahnhof Zoo » signifie « Christiane F. – Une enfant de la station de métro Zoo »
et non « Moi Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… » avec les trois petits points qui laissent supposer que d’autres qualificatifs pourraient encore s’ajouter (comme « …et salope ! » ?).
Comme si une personne se résumait à ce qu’elle consomme.
Lorsqu’on a dit de quelqu’un qu’il se droguait, on n’a rien dit.
Christiane se drogue et se prostitue pour imiter et comprendre celui qu’elle aime. Il s’agit d’un film sur la dépendance. L’amour en est une. Vivre en est une autre.

Christiane commence par se tatouer. Son tatouage représente un clou. Cette figure et l’opération même de se tatouer est précurseur du passage à la seringue.

Il y a de nombreux parallèles avec le film « La nuit des morts vivants ». On en voit des extraits au début du film dans la salle de cinéma du club et les junkies ont les mêmes expressions vides que dans le film de Romero.

L’acteur ressemble à l’ado abruti de « la boum » (1980) qui dépucelle Sophie Marceau mais je pense que la référence n’a pas ici lieu d’être. Ce n’est pas la même jeunesse.

L’esthétique du film est double.
Il y a des images réalistes et esthétisantes dues au club et aux scènes de trajets de nuit au début du film.
Ces plans de métro sont magnifiques et amplifiés par la musique de Knippper, Bowie et Eno. Lorsque Christiane commence à se droguer, ces plans n’apparaissent plus. Le voyage devient autre.
A l’opposé, les plans de défonce sont diurnes.
Dés que, vers le milieu du film, Christiane se shoote, la vision se veut réaliste, crue et documentaire .

Il y a un plan trés surprenant dans l’une des rares scènes douces, voire de bonheur, du film. Christiane et son amoureux sont au lit, s’embrassent et vont faire l’amour. A ce moment, la caméra recule comme par pudeur et nous fait découvrir dans la pièce voisine le colocataire hagard, une seringue enfoncée dans le mollet.
A noter que pendant le travelling arrière on entrevoit, sur un des murs, une affiche où apparait Ulrike Meinhof (sur laquelle, le réalisateur fera plus tard un film). Cette affiche renvoie à une autre violence, à celle de ceux qui, plutot que de s’autodétruire, ont préférer s’attaquer à ceux qui les empêchaient de vivre.

(Texte paru dans la revue Inserts n°2, février 2010)

Aucun animal

Que l’on soit de son espèce
ou non,
aucun animal ne fait ça,
aucun animal envers
aucun autre animal.
Le flic n’est pas un animal,
le flic est un être humain,
un corps d’adulte
dans un cerveau d’enfant
certes,
mais un être humain.
Un être humain
qui se croit exister,
par une fonction,
par une arme.
Un être humain
qui abuse
d’un pouvoir qu’il n’a pas.
Le flic n’a aucun pouvoir,
il est à mon service.
LE FLIC EST MON CHIEN.
Pour ce qu’il a fait,
d’Athènes à Montreuil,
le flic doit apprendre.
Pour cela,
le flic doit être puni.
La vengeance n’est pas
la solution.
La vengeance,
et sa compagne, la connerie.
La peine de mort…
la peine de réfléchir plutôt.
Tu as tué,
ça n’est pas bien.
On te tue
et c’est bien mieux.
Enfermer un être,
aucun animal ne fait ça,
aucun animal envers
aucun autre animal.
Donc,
LA PRISON EST FAITE POUR LE FLIC.

(Texte pour la contribution au film collectif OUTRAGE & REBELLION, 2009)

L’habileté

C’est pas pour me vanter
mais je suis très adroit,
plus adroit que toi.

TU T’APPELLES MICHEL,
TU ES DE DROITE
ET JE T’EMMERDE !

La semaine dernière,
j’ai vu une amie.
Elle m’a avoué
avoir voté bayrou au premier tour
et sarkozy au second.
Je lui ai donc demandé  ce que j’avais fait
pour qu’elle me déteste tant.
Avoir 35 ans,
être mariée et avoir 3 enfants
être propriétaire d’un appartement et d’une voiture
bosser dans la pub
avec un salaire de 3000 euros,
travailler et habiter à la défense
ne me paraissait pas être une raison suffisante.
Avoir passé les 80 ans et avoir de nombreuses cellules en moins
m’en paraissait une meilleure.
Je ne comprends pas.
Je ne comprendrai jamais.

Ca n‘a rien à voir
mais j’ai regardé un documentaire de Pierre Carles sur Action Directe.
Plusieurs fois, j’ai été à des concerts de soutien à A.D.
Je venais pour voir les groupes
et non pour aider ce que je considérais être, à l’époque, des psychophates.
Le film de Carles a modifié mon point de vue.
Néanmoins, il y a un passage qui me posait problème,
celui où un des anciens d’Action Directe dit qu’il a été envisagé de tuer barbie.
Au début j’ai cru qu’il parlait du faon de walt disney
PUTAIN, MAIS C’EST JUSTE UN DESSIN ANIME !
Mais non, en fait il s’agissait de la raclure nazi.
Je me suis dit que c’était n’importe quoi.
Tuer quelqu’un qui n’est plus en activité,
ça ressemble à un des trucs les plus débiles qui soit,
c’est à dire la vengeance.
Plus tard j’ai appris qu’à l’époque barbie était un agent de la cia
et était responsable des brigades de la mort en Amérique Du Sud.
Cela aussi a contrasté mon point de vue.
Encore plus tard, j’ai appris que verges avait défendu barbie
à la demande de genoud qui soutenait la Palestine
pour des motifs antisémites.
Ca craint…
Et ce sera le mot de la fin.

(Texte refusé par la revue du CJC Etoilements/3 sur la thématique de l’adresse, mai 2008)

Aimer le cinéma, c’est refuser de vivre

Aimer le cinéma, c’est refuser de vivre.

Tandis que l’on perd son temps dans les salles, on ne baise pas, on ne boit pas, on ne raconte pas n’importe quoi (NDA : comme maintenant), bref, on ne vit pas. Ceci dit, c’est toujours mieux que de travailler !

D’abord cinéphile, j’ai décidé de me venger en devenant cinéaste. Le cinéma classique étant rempli de gens talentueux, et donc, difficilement égalables, j’ai été voir du côté du parent pauvre, le cinéma expérimental. Le niveau était tellement bas qu’il n’était pas difficile de faire mieux. Le cinéma expérimental est personnalisé par un manque total d’humour, de regard sur la société, et surtout de curiosité des autres. Ce qui me fait penser que si le cinéma expérimental était une pratique sexuelle, ce serait la masturbation (NDA : inutile de me demander ce que serait le cinéma traditionnel, je n’en ai aucune idée. Peut-être l’éjaculation faciale ? En tout cas, pas la double pénétration, celle qui vide les culs et les cons !).

P.S : Je fais des films pour m’exprimer. J’ai choisi dans ce texte de ne pas parler de mon cinéma, préférant m’exprimer sur mes confrères.

Yves-Marie Mahé, 5 juin 2005.

(Texte paru dans la revue Exploding n°10+1 « Etats des yeux », avril 2006)

Le goût découleur

Certains aiment beaucoup le whisky,
d’autres peuvent pas le saké.

Fiche cuisine

Peu de thé,
beaucoup de paté
et, je t’assure,
je vais thé paté.

Mise en bière

Panaché,
c’est tricher.

Ca plane pour moi, un peu moins pour eux

Cui cui
l’ oiseau
cuit…
dans le fourneau.

L’employé du moi

Si ça lèche,
si ça mord,
on peut avoir l’impression que ça suce.

Des chiffres et des nombres

A c’est bon. Tu me fais un
BB.
C la merde.
D brouille toi.
E je ne sais pas.

G la gaulle.
H lui la gueule.
I ment comme il respire.
J sur le ciment.
K trés grave.
L pue de la tête.
M moi.
N contre toi.
O c’est bon.
P aidé. J »irai pisser dans ton
Q.
S une bonne chose ?
T toi !

Au cul liste

J’ai la vue qui baise, je vois pubien.

Positionnement

McEnroe,
une vrai réussite de la gauche.

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